Date : vendredi, 13 février 2026, de 13h30 à 15h
Lieu : Salle 3028, 7077 avenue du Parc, 3e étage
Les biobanques constituent des ressources d’une grande valeur pour la recherche, mais aussi pour la prise de décision en santé. Elles nécessitent des investissements importants pour leur mises en place et la gestion des infrastructures associées pour maintenir une pérennité. L’activité d’échange avec les panélistes abordera des questions cruciales basées sur les constats et défis actuels des biobanques, les utilisations actuelles et futures, ainsi que les visions à long terme. L’activité commencera par une présentation des panelistes puis s’articulera autour de questions et d’échanges avec les participants.
Clémence Fillol est responsable de l'unité surveillance des expositions à la direction santé environnement travail de Santé publique France. Elle est docteur en santé publique de l'université Paris Descartes (2010), docteur en pharmacie et membre de l’académie nationale de pharmacie. Ses travaux portent sur la caractérisation des expositions des populations, au travers du développement et de la mesure de biomarqueurs. Elle a développé le programme français de biosurveillance qui vise à déterminer l'exposition de la population française aux substances chimiques présentes dans l'environnement, à rechercher les déterminants de cette exposition et à comparer les résultats avec ceux des programmes étrangers. Ce programme s'est notamment appuyé sur les travaux de la cohorte Elfe de l'unité mixte inserm/ined et de l'étude Esteban de Santé publique France. Aujourd’hui, une nouvelle enquête pérenne : l’enquête Albane a été lancée en juin 2025 pour alimenter ce programme. Elle a aussi conforté les liens entre le programme national et d'autres initiatives internationales comparables - notamment les projets HBM4EU puis le projet de partenariat PARC. En parallèle, cette approche de mesure de biomarqueurs a été développée pour répondre à des questions spécifiques de situations locales ou d'expositions à des composés spécifiques comme avec l'étude PestiRiv qui répond à la question de l'exposition aux pesticides de populations riveraines de zones viticoles.
Jean-Baptiste Rivière est directeur général de CARTaGENE depuis avril 2024. Il est également chercheur associé au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine et professeur associé à l’Université de Montréal. Après un doctorat en biologie moléculaire à l’Université de Montréal et un stage postdoctoral en génomique à Seattle, il a exercé pendant une douzaine d’années comme généticien moléculaire clinique, enseignant-chercheur et gestionnaire d’équipes en bio-informatique, d’abord à Dijon (France), puis au CUSM. Il s’intéresse particulièrement aux applications de la génomique en santé.
Simon Rousseau est professeur agrégé au Département de médecine de l'Université McGill et membre des laboratoires Meakins-Christie de l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, où il co-dirige le programme de recherche translationnelle en médecine respiratoire. Son programme de recherche porte sur la biologie des systèmes dans les interactions hôte-pathogène dans les maladies pulmonaires.
Il est devenu directeur du Réseau canadien de recherche respiratoire en janvier 2023, le plus grand réseau de chercheurs et de cliniciens-chercheurs travaillant dans le domaine de la santé respiratoire au Canada. Il a lancé en 2023 shAIRe, visant à promouvoir le partage de données sur la santé respiratoire à travers le Canada. Ces infrastructures sont engagées dans la science ouverte et le transfert de connaissances.
Annie St-Amand est cheffe de la Section de la biosurveillance nationale à Santé Canada depuis 2015, où elle dirige une équipe d’une dizaine de scientifiques responsables de la composante de biosurveillance humaine de l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS). Avec plus de 20 ans d’expérience comme scientifique et gestionnaire à Santé Canada, elle possède une expertise approfondie en biosurveillance humaine et en évaluation de l’exposition. Titulaire d’une maîtrise en toxicologie générale (Université de Montréal, 2004) et d’un baccalauréat en biologie (Université McGill, 1999), elle a travaillé en évaluation des risques liés à la qualité de l’air intérieur et a contribué au développement d’outils visant à interpréter les données de biosurveillance dans un contexte de santé publique. Sous sa direction, son équipe a reçu le Prix d’excellence scientifique du sous-ministre adjoint pour la production d’ensemble de données nationales de biosurveillance au Canada, un élément clé qui soutient aujourd’hui les évaluations des risques, la gestion des substances chimiques et les communications en santé environnementale.
Le panel sera animé par Nolwenn Noisel, chercheuse au CReSP et professeure agrégée à l'École de santé publique de l'Université de Montréal (ESPUM) et Hélène Carabin, chercheuse au CReSP, professeure titulaire à l'ESPUM et à la Faculté de médecine vétérinaire et titualire de la Chaire de recherche du Canada en épidémiologie et Une seule santé.
Cette activité s'inscrit dans la programmation du thème « Risques et préventions » du CReSP.